mardi 15 août 2017

La traversée des USA d'est en ouest



C'était un vieux rêve: traverser ensemble les Etats-Unis en passant par leurs plus beaux parcs naturels. Vivre la conquête de l'ouest, plonger dans les étendues sauvages, oublier la civilisation et vibrer au rythme de la nature le temps d'un été.


Comme pour chacun de nos road trips nous avons commencé par les billets: un aller-retour pour NYC à un tarif imbattable. Il ne restait plus qu'à trouver une voiture à louer et définir notre itinéraire. Ayant très largement bénéficié des retours d'expérience de la blogosphère aventurière, à notre tour de faire part de nos astuces mais aussi de nos déconvenues! 

1- L'itinéraire

Il fallait définir un itinéraire faisable en un mois sans que ce soit la course (2h30 de voiture par jour en moyenne), et qui passe par les plus beaux parcs naturels américains. Pour l'arrêter nous nous sommes surtout aidés du best road trip ever, de road trip USA et de roadtrippers (sans oublier les excellents conseils de Catou Roli: merci encore!!)


En résumé cela donne (en vert les journées sans voiture, avec une petite icône de camping les nuits sous tente-j'ai ajouté un petit commentaire sur la qualité de chaque hôtel/campground):

Samedi 1er Juillet: Arrivée à NYC à 19h20. 
Nuit au Stewart hôtel, chelsea (top)

dimanche 2 Juillet: NYC état de NY
Messe gospel puis Manhattan Sud: Ground zero, NY Stock Exchange, Trinity Church, place boursière, pont de Brooklyn. Nuit au Stewart Hotel Chelsea (top)

lundi 3 juillet: NYC état de NY état de NY
Matin: running dans Central Park
Puis longue balade le long de la 5th Avenue en passant devant: Flatiron, Empire State building, NY Public Library, Bryant Park, Rockefeller Center, Apple Store, Plazza Hotel, Central Park. Nuit au Stewart Hotel Chelsea (top)

mardi 4 juillet: train vers Philadelphie, puis route vers Pittsburgh (6h) Pennsylvanie
On récupère la voiture à Philadelphie, puis direction Gettysburg. Nuit au pioneer Park (pas mal!)

Mercredi 5 Juillet:Sandusky (5h) Ohio
Traversée du Pays Amish: Kidron, Walnut Creek, Berlin, Millersburg,Sandusky et les rives du lac Erié. Nuit au Maui Sands Resort (hôtel avec un parc aquatique: les enfants recommandent!)

jeudi 6 juillet:Chicago et le lac Michigan (4h) Indiana puis llinois
Pokegon State Park, Middlebury, Road 66, lac michigan. Nuit au Dunewood Park (fabuleux!)

vendredi 7 juillet:Madison (2h20) Wisconsin
Le Lakefront trail, montrose beach, illinois beach state park. Nuit au Red Oak campground (POURRI, à fuir!)

Samedi 8 juillet:great river bluffs state park(2h) Minnesota
Mississipi: Onalaska, Wabasha, Stockholm, Maiden Rock, great river bluffs state park. Nuit au great river bluffs state park (TOP: magique!)

Dimanche 9 juillet:Sioux Falls (4h) South Dakota
(Walnut Grove) Sinon Mankato, Palisades state park, Sioux falls (TOP!!!)

Lundi 10 juillet:Chamberlain, rives du Missouri (2h) South Dakota
Falls Park, si on ne l’a pas déjà fait la veille au soir (falls park drive)- Corn Palace, prehistoric indian village, Chamberlain (bof)

Mardi 11 juillet:Rapid City (3h) South Dakota
1880 Town, Mount Rushmore National Memorial. Nuit au Sheridan lake: top!!

Mercredi 12 juillet:Buffalo (3h) Wyoming
Devil’s Tower,  Buffalo. Nuit au Tie hack campground: extra!!!

Jeudi 13 juillet:Cody (3h)Wyoming
L’Irma Hotel, Buffalo Bill Historical center, Old trail town, spectacle de rue The Cody Gunfighters! ,
Soirée Rodéo au Cody Nite Stampede. Nuit dans un petit motel: sunrise motor inn, très bien. 

Vendredi 14 juillet:Yellowstone Lake (2h30) Wyoming
Mammoth Hot Springs Le West Thumb, le Upper Basin, l’Old Faithful, le Midway Basin, le Fountain Paint Pot, le Lower Basin et le Norris Basin. De nombreux chemins sont accessibles : Observation point and Hike Geyser Hill Loop Trail, Mystic Falls, Fairy Falls ou Lone Star Geyser trail. Nuit au Grant Campground: bruyant, "cher" (30$ la nuit), vraiment pas terrible. 

Samedi 15 juillet:Yellowstone Wyoming
La région des chutes et du Grand Canyon de Yellowston. Nuit au lewis lake: top!

Dimanche 16 juillet:Yellowstone Wyoming
La région du Lake Yellowstone. Nuit au lewis lake: top!

Lundi 17 juillet:Grand Teton national park Wyoming
Tour du lac jenny. Nuit au gros ventre campground: très bien!

Mardi 18 juillet:Bear Lake (4h) Wyoming / frontière Idaho
parc national du grand teton, Bear Lake. Nuit au Bear Lake State park: très bien mais aride. Plage très sympa. 

Mercredi 19 juillet: Salt Lake City via Logan Canyon (3h) Utah
Le grand lac salé, Le Temple Square, Le Pioneer Village Muséum. Nuit au Royal garden inn: motel à l'abandon, horriblement sale, mal fréquenté, bruyant.... à fuir!

Jeudi 20 juillet: Salt Lake City et le grand lac salé Utah
Baignades dans le grand lac salé, Big Cotyonwood CanyonNuit au Royal garden inn: motel à l'abandon, horriblement sale, mal fréquenté, bruyant.... à fuir!

Vendredi 21 juillet: elko (3h20) Nevada
Bonneville Salt Flats, célèbre route 80. California Trail center. Nuit au Shiloh inn d'Elko: piscine climatisée, motel impeccable... top!
Sanedi 22 juillet: Yosemite National Park, lac Tahoe (4h20) Nevada
Road 80. Pyramid Lake; Reno, lac Tahoe.Nuit sur les rives du lac tahoe, côté nevada. 

Dimanche 23 Juillet: Yosemite National Park, lac Tahoe Californie
Le PCT: le cascade falls trail., eagle falls, eagle lake, emerald bay et vikingsholm. Nuit à l'emerald bay campground: top!!

Lundi 24 juillet: San francisco (4h22) Californie
Muir Woods, San Francisco, nuit au mirage inn suites: bien placé mais pas terrible. 

Mardi 25 juillet: San Francisco Californie
San Francisco, Union Square, Russian Hill, Le Golden Gate Bridge, Haight Ashbury. Nuit au mirage inn suites: bien placé mais pas terrible. 

Mercredi 26 juillet: Santa Barbara (5h) Californie
La silicon valley, Santa Cruz., Wilder Ranch , Santa Barbara. Nuit au Sand Piper: très bien. 

Jeudi 27 juillet: Désert du Mojave (4h) Californie
Désert du Mojave. Nuit au Midhills campground: extraordinaire. 

Vendredi 28 juillet: Las Vegas (2h) Nevada
Las vegas: Hilton Grand Vacations Suite, MGM Grand Hotel & Casino,  l’hôtel Excalibur, Le Pinball Hall of Fame, The National Atomic Testing Muséum. Nuit au platinum: extra. 

Samedi 29 Juillet: AM: Las Vegas. PM: aéroport
Départ de Las Vegas à16h20 

Dimanche 30 Juillet: Montréal
Arrivée à JFK à OOh17. Transfert vers l’aéroport de la Guardia (navette). Nuit façon clochards dans l'aéroport. Départ de NYC La guardia à 6h40 du matin. Arrivée à Montréal 8h04. Journée à Montréal. Départ de Montréal 21h15. 

Lundi 31 Juillet: arrivée à Marseille 

2- La voiture

Nous avons vite laissé tomber l'idée du camping-car: solution très onéreuse, qui manquait en plus de mobilité. Finie la belle époque des road-rippers en camping-car qui pouvaient stationner et dormir n'importe où: nous n'avions pas envie d'être cantonnés aux campings pour RV et de devoir gérer des vidanges de caisses de caca... On avait aussi très peur de galérer lors de nos passages dans les grandes villes.



Et vraiment: aucun regret. La solution voiture + tentes est clairement la moins chère, et elle nous a permis d'accéder à des campings beaucoup plus sauvages, pour un minimum de contraintes. Nous sommes passés par Alamo, qui a été très bien. 

Côté péages c'est bien simple... il n'y en a pas, sauf sur la côte est et la côte ouest. 

L'essence est quant à elle plus de deux fois moins chère qu'en France. 


3-Les hôtels

Nous avons limité au maximum les nuits d'hôtel. Déjà pour réussir à boucler un budget correct (à 6 ça monte vite!), et puis parce qu'on avait envie de nature. 

Il ne restait donc plus qu'à trouver un hébergement en dur pour: New-York, Cody dans le Wyoming (pas indispensable mais on voulait une halte confortable en motel pour pouvoir nous reposer, nous laver et laver notre linge avant yellowstone!), Salt Lake City dans l'Utah, Elko dans le Nevada (nous voulions un arrêt climatisé au milieu de notre traversée du désert du Nevada), San Francisco en Californie et Las Vegas dans le Nevada. Nous avons tout réservé à l'avance (via booking) mais avec le recul je n'aurais pas dû, sauf pour NYC et San Francisco: en dehors des très grandes villes et des dates particulières (4 juillet, le samedi soir...) on peut vraiment trouver un motel au dernier moment très facilement, même en juillet.


4-Les campgrounds

Concernant toutes les autres nuits nous n'avions rien réservé. J'avais préparé une liste de campgrounds pour chaque jour, triés du meilleur au moins bon.


J'ai privilégié les campings d'état: gérés par des rangers, ils sont beaucoup moins chers et beaucoup plus sauvages que les campings privés. Pour les trouver c'est PAR ICI! C'est très variable mais il faut compter en moyenne 20$ la nuit pour un emplacement (aucun soucis pour y mettre deux tentes). Etrangement le tarif n'est pas lié à la qualité: ça peut être merveilleux pour 6$, et pas terrible pour 30$. Absolument rien à voir avec les campings à la française: en général vos voisins sont à plus de 50mètres (quand vous avez des voisins...) et c'est vraiment en pleine nature sauvage. 


Pour le système de paiement c'est très particulier et on a mis quelques jours à comprendre:

-soit on va voir le ranger qui nous place: c'est facile, rapide et sympa. Ca c'est pour les gros campgrounds avec une cabane d'accueil. 

-soit il n'y a personne, et dans ce cas on cherche soi même une place libre (mieux vaut arriver tôt dans les endroits très fréquentés et le week end.). Une fois qu'on a déniché le Graal on réserve la place en y plaçant un objet, et on se rend sur le panneau à l'entrée pour récupérer une enveloppe. On note dessus son nom, le numéro de l'emplacement, la date, la plaque d'immatriculation... on déchire la petite partie amovible et on glisse dans l'enveloppe le cash pour payer la nuit (prévoyez l'appoint, ça ne rend pas la monnaie...). On glisse l'enveloppe dans la boîte aux lettres et on va s'installer. Je vous vois venir... mais tout le monde est réglo, et de toute manière le ranger passe régulièrement vérifier que tout le monde a payé son dû. Quand à la partie amovible de l'enveloppe, on l'accroche sur son emplacement (il y a une petite pince prévue pour la fixer à côté du numéro de l'emplacement). Et en partant, on n'oublie pas de l'enlever et de la glisser dans la boite des départs!


Le cas de Yellowstone:
Yellowstone a une particularité: l'été, pour les emplacements de tente, c'est la foire d'empoigne. Et là, juste là... le mieux est d'éviter les rangers, même si on vous dit d'aller leur demander de vous placer. La moyenne d'âge avoisine les 70 ans et clairement.... le passage à l'informatique a été mal digéré. N'essayez même pas de passer par leur système de répartition des campeurs (nous y avons gâché près de trois heures...pour rien puisqu'ils n'ont pas pu nous placer!): arrivez tôt et dirigez-vous directement aux campgrounds "first arrived first served", c'est à dire les campgrounds suivants: Indian Creek, Lewis Lake, Mammoth, Norris, Pebble Creek, Slough Creek, et Tower Fall. Une fois sur place cherchez un emplacement vide ou guettez les campeurs sur le départ. Réservez la place en y laissant votre mari ;-) (un gros objet peut aussi faire l'affaire), et allez remplir l'enveloppe comme expliqué juste au dessus. 

Côté confort les campgrounds d'état sont TRES rustiques. Certains ont un bâtiment avec des douches, mais les plus sauvages ont... des toilettes sèches et c'est tout. Prévoir en permanence des bidons d'eau dans la voiture: en plein désert du Mojave certains campings n'ont pas de points d'eau!


Pour la cuisine: absolument TOUS les campings ont un cercle de feu par emplacement. Même en plein désert, même en plein milieu des broussailles... vous pouvez vous faire un feu. Comme partout vous êtes extrêmement libres: on vous explique les règles de sécurité via des petits panneaux et on vous fait confiance. On vous demande juste d'avoir un bidon d'eau à proximité et de ne pas laisser votre feu sans surveillance. On a vite investi dans une glacière premier prix, dans une petite grille de barbecue et dans une poêle de cow boy, et on allait régulièrement dans des walmart pour s'approvisionner (on trouve de la glace absolument partout pour la glacière, et tous les rangers vendent des bûches pour le feu). Ca suffit pour se faire des repas extraordinaires!


Côté sécurité, la crainte des ours tourne à la psychose (justifiée!): absolument tous les aliments et ustensiles doivent être rangés dans le coffre de la voiture ou dans une boite anti ours (la plupart des campgrounds en ont une par emplacement, c'est gratuit). Pour se brosser les dents, en l'absence de bloc avec des lavabos, on ne crache pas dans l'herbe mais dans le feu (sinon l'odeur du dentifrice attire les ours) et on range la trousse de toilette avec les aliments: dans le coffre.

Pour les serpents et les scorpions, nombreux dans certains états (et nous en avons croisés!), une seule règle d'or: porter des chaussures montantes et ne jamais poser les mains ou les pieds dans un endroit que l'on ne peut pas voir parfaitement (attention aux pierres, aux broussailles...). 

5- Les incontournables

Nous avons eu un réel coup de coeur pour "l'amérique profonde". La côte est et la côte ouest sont très peuplées et la mentalité y est très consommatrice. Alors que le centre est resté très authentique, très "cow-boy", avec un côté vraiment sympa et accueillant, et un réel soucis écologique. Nous avons d'ailleurs été ébahis par l'avance des américains en matière de préservation de l'environnement: leurs parcs naturels sont de pures merveilles.

A ne pas manquer:

-le great river bluffs state park: pour admirer la plus belle portion du Mississippi!


-Le Dakota du Sud mériterait qu'on y passe des vacances entières: nous ne voulions pas en partir! Dans cet état on va de merveilles en merveilles. Mention spéciale pour Sioux falls et pour les black hills: à couper le souffle...


-A Cody ne pas manquer le concours de Rodeo. Il a lieu tous les soirs d'été depuis l'époque de Buffalo Bill. Ne pas oublier son chapeau de cow-boy, histoire de ne pas trop passer pour un touriste! Les meilleures places sont au dessus des box des chevaux et des taureaux: ainsi on peut voir les préparations. Chose impossible en France car contraire à toutes les règles de sécurité possibles et imaginables: au milieu du show tous les enfants sont appelés au centre de l'arène pour tenter eux aussi d'attraper un veau. Le gagnant remporte un séjour dans un ranch. Vous pouvez toujours essayer mais face aux petits texans la concurrence est rude... 


-Yellowstone est à la hauteur de sa réputation... si l'on prend la peine de s'éloigner un peu des attractions touristiques! Des dizaines de cars charrient des hordes de touristes pomponnés qui vont de lieu d'intérêt en lieu d'intérêt sans quitter la route principale. C'est très décevant au départ, mais il suffit de faire quelques pas dans les terres pour être seul au milieu d'immensités sauvages et pour rencontrer des antilopes, des bisons, des ours, des marmottes... Nous avons vu des animaux à longueur de journée! Le Samedi, s'il y a trop de monde: louez un bateau et partez explorer le lac, vous serez seuls au monde!


-Le parc du Grand Teton est également à faire absolument: le tour du lac Jenny est une des plus belles randonnées du monde.


-Le grand lac salé: la sensation de flotter comme un bouchon à cause de la densité de sel dans l'eau est incroyable. En plus du cadre désertique! Juste à coté, Salt Lake City -le "Vatican Mormon"- vaut le détour. 



-La traversée du désert du Nevada. Il vaut mieux avoir le réservoir plein, le coffre rempli à craquer de bidons d'eau, et avoir bien dormi avant: la route est toute droite et hypnotisante sur des centaines de kilomètres, il y a vraiment de quoi partir dans le décor en un rien de temps (et on ne vous le souhaite vraiment pas: pas de réseau, des températures intenables, un sable et des broussailles farcis de scorpions et de serpents...). Mais en respectant quelques règles de sécurité, c'est vraiment à faire au moins une fois dans sa vie. Sur la route, en plus des paysages grandioses, les déserts de sel et le california trail center (fantastique!) méritent qu'on s'y arrête. 


-Le lac Tahoe. La balade sur l'emerald bay, vers les cascades, est à faire (merci la famille Bourg pour le bon plan et les explications très complètes!). Juste à côté ne pas manquer la randonnée qui mène au desolation Lake! Pour l'anecdote, c'est ici que l'on trouve les eaux les plus claires au monde: on voit à la perfection jusqu'à 70pieds de profondeur (très profond quoi- dit celle qui n'a aucune notion de ce que valent 70 pieds en mètres). 


-A San Francisco, se promener sous les séquoias géants de Muir Woods et aller regarder les otaries se prélasser dans le port.


-Dans le désert du Mojave, s'endormir en écoutant les hurlements des coyotes et en admirant la voie lactée. C'est l'un des meilleurs endroits au monde pour observer le ciel!


-Se (re) marier à l'arrache Las Vegas, juste pour le fun. 

6-L'équipement


Nous avons toujours pris le parti de partir avec le strict minimum: plus on s'encombre, moins on profite du voyage. Aucun jouet, pas de vêtements superflus, de réchaud ou de cosmétiques...
Nous avions tout de même l'essentiel:



1sac à dos chacun pour la journée avec à l'intérieur:
-1 gourde chacun (en verre ou en inox) dont 1 gourde filtrante pour pouvoir purifier l'eau (lifestraw: chère mais absolument indispensable)
-1 lampe frontale par adulte (avec le recul c'est une par personne qu'il faut prévoir-les enfants auraient dû en avoir aussi)
-1 couteau chacun. Couteau suisse pour les adultes, opinel pour les enfants, et opinel à bout rond pour les moins de 7 ans.
-1 k-way décathlon
-1 maillot de bain
-1 livre par personne (kindle ou roman)
-1 petite serviette de toilette quechua pour deux. 

1 grosse valise pour tout le monde, destinée à rester dans le coffre, avec:
-7 jours de sous vêtements et de chaussettes par personne.
-2 tenues de rechange chacun (une légère et une plus couvrante)
-1 pull en laine chacun (pas de polaire: beaucoup trop dangereux quand on passe ses soirées auprès du feu!)
-1 pyjama chacun
-1 paire de sandales (en plus des palladiums que nous avions sur nous)
-1 chargeur pour les portables
-1 tenue de sport pour les parents (pas indispensable mais courir dans les parcs nationaux, sur les rives du Mississippi ou sur la plage de San Francisco... c'est magique!)

1 trousse de toilette avec le minimum:
-brosses à dents
-dentifrice
-pain de savon (qui servait aussi pour la lessive)
-petit shampooing solide
-brosse à cheveux

1 trousse de secours en permanence dans la voiture avec:
-doliprane
-désinfectant
-compresses
-pansements
-smecta
-sérum phy

1 valise "camping" avec:
-6 sacs de couchage 0° (et ce n'était pas du luxe: les nuits sont très fraîches en altitude mais aussi dans le désert, même en plein mois de juillet!)
-3 popotes 2personnes (Laken, en inox pour éviter l'aluminium)
-1 vraie poêle de cow boy lodge achetée sur place (inimitables, depuis le 19°siècle!)
-et une petite grille de barbecue achetée sur place

Et deux tentes 3 personnes QUECHUA 2 seconds. Assurément les meilleures tentes au monde pour un road trip: ultra rapides à installer, ultra rapides à remballer... on a épaté plus d'un américain!

Nous avons acheté sur place: 
-6 matelas de camping premier prix (type rouleaux tout simples). Abandonnés en partant, en espérant faire un heureux
-une glacière à 3$, jetée à la fin du voyage car HS.
-une bombe anti-ours à 50$ (indispensable à Yellowstone et au Grand Teton si on compte sortir des chemins touristiques)
-5 bidons d'eau, que nous rechargions quand nous le pouvions. 

A ne pas faire: acheter le routard et le lonely planet. Truffés de fausses infos et beaucoup plus adaptés aux voyages "tout confort" qu'aux routards! Leurs indications sur les campings de yellowstone nous ont fait perdre une demi journée; les restaurants et les boutiques conseillées sont des attrape touristes. Bref: les bonnes infos et les vrais bons plans, c'est par les blogs que nous les avons trouvés!

mercredi 28 juin 2017

Apprendre l'anglais: Time 4 Learning

Voilà quelques années que nous avons découvert Time 4 learning.

J'étais tombée dessus en me promenant sur les blogs de la communauté "Charlotte Mason". J'en lisais beaucoup de bien: c'était certes un cours par correspondance en ligne, donc sur écran, mais celui là était plus riche que les autres: il proposait des petites expériences, fonctionnait par courtes leçons "vivantes"... Il était évident pour tout le monde que ce n'était pas une bonne solution à 100%, mais qu'en complément d'une instruction vivante sur livres et cahiers.... Time 4 Learning pouvait être une formule intéressante. 

Nous l'avons utilisé pendant un an, quand les enfants étaient plus jeunes et que je voulais entretenir leur anglais après avoir arrêté l'école anglaise. J'ai réactivé l'abonnement il y a quelques mois, parce que je voulais mettre le paquet sur l'anglais en prévision d'un voyage. Bonne surprise: en quelques années time4learning s'est considérablement amélioré, mais le prix est resté le même (très abordable à mon avis). 


Comment ça fonctionne? 

Sur ordinateur ou sur iPad. 

Chaque enfant a ses propres identifiants. Une fois connecté il accède à sa classe virtuelle, correspondant à son niveau, que je peux changer à tout moment. Je peux paramétrer un temps minimum de travail à faire avant que l'icône "cour de récré" s'allume pour un temps limité (et là c'est la fête: jeu du pendu, pacman, pingpong...). 

Les cours sont divisés en plusieurs parties: language, maths, science et social studies. Les contenus correspondent à peu de choses près aux programmes scolaires américains. Ca fonctionne comme un mooc: le cours est présenté dans une courte vidéo, avant de passer aux exercices. Le bain de langage est fantastique puisqu'absolument tout est en anglais. Il faut bien sûr être à côté au début pour traduire, mais progressivement l'enfant comprend de plus en plus de choses. 

Une leçon de maths de début de 1st Grade (CP)
C'est très "américain" dans la façon de faire: il y aura des bravos, des "you are amazing!", des feux d'artifice en veux tu en voilà. Les petits adorent ça. 

Un exemple de Quizz de maths de 1st grade (CP). Toutes les questions sont posées oralement à l'enfant, et il a la possibilité de les réécouter autant de fois qu'il le souhaite. 
Le first grade est très intéressant pour commencer à apprendre l'anglais, même avec un enfant plus grand: ce n'était pas le but initial de Time 4 learning puisque ce n'est pas du tout un cours d'anglais langue étrangère, mais on est très proches de la méthode de langue de François Gouin dont parle Charlotte Mason. Time 4 learning, en first grade, propose une méthode de lecture globale. Catastrophique pour apprendre à lire le français, donc à fuir avec un enfant non lecteur. Mais pour apprendre l'anglais en revanche c'est formidable: on répète les mêmes mots clefs, pointés en temps réel dans le texte, et on enrichit les phrases à travers de petites histoires. Là par exemple c'est le mot sandwich, que l'enfant français connaît, il a donc un repère. Grâce au contexte il va progressivement acquérir du vocabulaire: "I can make", "peanut butter"...



Il n'y a aucun impératif: l'enfant peut le faire à son rythme, il n'a pas besoin de valider un niveau pour passer au suivant, il peut même ne faire qu'une seule matière si vous cherchez juste un complément en maths par exemple. C'est vraiment très libre. 

Le cours sur les transformations (5th grade, cm2 français)

De mon côté j'ai un accès parent qui me permet de voir ce que chaque enfant a fait et comment il s'en est sorti. C'est par cet accès que je paramètre le temps entre chaque récré ainsi que la durée de la pause.... 


L'accès parent, qui me permet de voir quels cours mon enfant a validé, et son niveau lors du test. Donc là c'est bon, il maîtrise les soustractions de fractions!

Et ça coûte combien? 

Côté coût l'adhésion se fait au mois, sans aucun engagement: je peux désactiver quand je le souhaite (il ne faut pas oublier de le faire avant de partir en vacances par exemple). C'est 20$/mois pour le premier enfant, 15$ pour les suivants. Quand on pense que pas mal d'américains utilisent Time 4 learning comme seul support, ça fait quand même une énorme différence de prix avec nos cours par correspondance francophones!

As a member of Time4Learning, I have been given the opportunity to review their program and share my experiences. While I was compensated, this review was not written or edited by Time4Learning and my opinion is entirely my own. For more information, check out their standards-based curriculum or learn how to write your own curriculum review.

jeudi 22 juin 2017

12 astuces pour organiser un road trip en famille

Charlotte Mason estimait qu'il n'existe que deux manières de s'enrichir en dépensant son argent: en achetant des livres, et des voyages. Comme elle avait raison!

Au fil des années nous avons pas mal baroudé. Les grossesses et les bébés ne nous ont jamais empêché de bouger, au contraire. Et plus le temps passe, plus nous privilégions la formule "road trip", pour sa richesse et son côté "aventure". Voici nos trucs et astuces pour voyager: n'oubliez pas de partager les vôtres!


1. Jamais... jamais... de "voyage organisé"

Nous avons fait l'erreur une fois, pour la Chine, du voyage organisé. Si cela correspond aux attentes de certaines personnes, je suis profondément allergique au concept. . Payer plus cher pour partir entre français et courir toute la journée de musée en musée derrière un guide affublé d'un drapeau avant de monter en bus direction l'étape suivante... Pour tout vous dire c'était tellement peu nous que nous nous sommes échappés! Ce n'est pas ça, voyager.
Voyager c'est se perdre dans un dédale de ruelle et galérer pour demander son chemin, rencontrer des gens différents de soi, manger avec les locaux, flâner au marché, prendre le train sans être tout à fait sûr de ce qui est écrit sur le billet... Ca c'est l'aventure!

En bref: un bon road trip est un road trip qui vous ressemble. Il y aura des loupés, forcément, mais ce sont eux qui rendront votre voyage inoubliable.

2. Trouver l'inspiration

Allez faire un tour sur le site de roadtrippers, il donne plein d'idées de chouettes itinéraires.

3. Les billets d'abord


Pour les destination lointaines, commencer par les billets d'avion. C'est le plus gros budget, je construis donc systématiquement le voyage en fonction des billets que je trouve. Je cherche les bons plans, j'évite les destinations à la mode, je privilégie le hors saison... Une fois la bonne affaire dénichée, je prends quand même le temps de vérifier des formalités de visa et je regarde rapidement le prix moyen de l'hébergement sur place (Camping sauvage légal? Prix des hôtels?...) avant d'acheter sans trop traîner car les prix des billets d'avion varient extrêmement vite.

4. L'itinéraire

Une fois les billets trouvés, je trace l'itinéraire sur google map, en tentant de passer par un maximum de points d'intérêts sympas. J'évite de prévoir de la voiture le premier jour quand il y a un décalage horaire important et je compte un maximum de 2h30 de voiture par jour en moyenne. Ce qui signifie que toutes les journées sans voiture sont compensées par des journées avec plus de route. Pour décompresser je prévois généralement une journée sans voiture par semaine, que je cale sur un très bel endroit où du coup nous restons deux jours.

J'essaie de ne pas passer deux fois au même endroit: les arrêts culturels et les points d'intérêt sont faits "sur la route" et non en partant d'un hôtel pour y revenir ensuite. Ne pas trop charger les heures de voiture permet de s'adapter et de rester mobile: en cas de pépin on peut facilement rattraper le fil.

5. Hôtels et campings

Quand l'itinéraire est fixé, avec des choses intéressantes à faire tous les jours, je réserve les hôtels ou je note les campings sur lesquels je prévois de m'arrêter. J'évite comme la peste les hôtels touristiques ou les campings avec toboggans aquatiques/animations/spectacles musicaux/miniclub... A nous les petits campgrounds sauvages et "nature": pouvoir faire griller nos saucisses en plein air et papoter le soir au coin du feu avec nos voisins de tente est le seul luxe auquel nous aspirons!

6. Carnet de voyage

Je rédige un petit carnet de road trip, avec le programme de chaque journée, et toutes les infos importantes: kilométrage à parcourir, numéros de réservation, adresses des points d'intérêt, où se ravitailler avec les horaires des magasins (c'est tout bête mais on peut perdre un temps fou à chercher à manger quand on est dans un environnement inconnu!), prix des entrées...
Je note aussi quelques plans B au cas où tel camping sans réservation serait complet...
C'est aussi dans ce carnet que je note toutes les infos culturelles intéressantes sur les lieux que nous visiterons (spécialités locales, personnalités, anecdotes...). J'imprime autant de carnets que de voyageurs: comme ça les enfants peuvent suivre le programme!

7. Partir léger!

Je pars lé-ger, même (surtout!) avec des bébés. Oui, c'est difficile mais plus on emporte de barda moins on est mobile. L'idée étant de partir avec un sac à dos par personne. Partir avec très peu d'affaires, c'est aussi se recentrer sur l'essentiel et apprendre la débrouille. Je n'emporte aucun jouet ni "doudou". Les enfants ont juste droit d'emporter un livre chacun (en général, ils prennent leur kindle les petits malins!): de toute manière les avions sont équipés d'écrans avec films et jeux vidéo (quand on a ni TV ni console chez soi c'est tout de suite disneyland!), et ils peuvent lire/jouer à chifoumi/discuter/... dans la voiture.
Je n'emporte pas non plus de siège auto: on achète des rehausseurs sur place et on les donne avant de reprendre l'avion du retour (c'est moins cher que de les louer avec la voiture). Et puis s'il manque vraiment quelque chose, à moins de partir en plein désert, en général on arrive à trouver sur place!

8. La location de voiture

Si la destination le permet j'essaie de la louer sur place. C'est risqué (il peut ne plus y avoir de monospace...) mais beaucoup moins cher. Mais je ne cherche pas trop à économiser sur la location de la voiture. Les grosses compagnies sont plus fiables (hertz, avis, budget...) et nous avons eu trop de mauvaises surprises avec les petits loueurs (frais rajoutés à la dernière minute parce qu'il était écrit en tout petits caractères que telle assurance est obligatoire; roue de 4x4 sous gonflée qui crève en plein milieu d'une tempête de neige en Islande;...). J'essaie aussi de prendre des voitures confortables: un road trip impose pas mal d'heures de route, sur des pistes parfois caillouteuses et je vous assure que le canada en Dodge on l'a vraiment plus apprécié qu'en petite Kia quelques années auparavant.

9. Télécharger un GPS hors ligne

Beaucoup moins cher que de louer ou d'acheter un gps sur place: télécharger une application GPS hors ligne. On utilise copilot.

10. Acheter une glacière sur place

Quand on part l'été c'est presque indipensable. Ca permet d'acheter des saucisses et de garder une bouteille au frais pour le feu de camp du soir! De manière générale, essayer d'éviter de manger au restaurant: cela explose le budget vacances. Privilégier les pique-niques simples (pain, crudités, fruits...), et se nourrir de produits locaux.

11. Equilibrer le voyage

Quand on part en famille, il faut faire en sorte qu'il y en ait pour tous les goûts. Pour chaque destination je demande à chacun s'il a un souhait, une visite qui lui tient à coeur, et dans la mesure du possible j'intègre les désirs de chacun au road trip familial. Afin que ceux qui aiment l'histoire aient leur dose de champs de bataille à visiter, que les randonneurs aient leurs grandes marches et que les petits aient une journée un peu plus "fun" pour décompresser.

12. Déconnecter!

Oublier les cahiers, éteindre les smartphones, mettre la musique (locale) à fond dans la voiture et profiter d'être ensemble!


Et vous, quelles sont vos astuces pour partir en road trip en famille?

lundi 19 juin 2017

Année 2016-2017: l'heure du bilan!

Ca y est: entre la chaleur et la fatigue, nous avons rangé les chariots d'étude (ces fameux chariots qui nous servent de cartable, d'étagère et de papeterie!). L'heure des grandes vacances a sonné: à nous la plage avant les touristes, les grandes balades en forêt et les pique-niques entre amis!

C'est aussi l'heure, comme chaque année, de faire le bilan de ce qui a marché et de ce qui mérite d'être repensé.

Pour notre sixième année de homeschooling j'avais un cm2, un ce2, une cp, et une petite puce de 4ans en septembre qui a commencé en GS et fini en CP.

Je remarque surtout que plus les années passent, plus elles sont chargées! On m'avait certifié que plus les enfants grandissent, plus ils sont autonomes et plus on a de temps libre... je constate tout l'inverse! D'ailleurs je n'ai plus une minute pour entretenir ce blog! Certes les enfants sont plus autonomes, mais ils font aussi beaucoup plus de choses. Nous sortons dix fois plus, nos randos sont bien plus longues, nos voyages plus péchus, les programmes d'étude sont eux aussi de plus en plus chargés... sans parler de toutes nos heures de sport et des compétitions des uns et des autres... On n'arrête pas! Fort heureusement le homeschooling nous permet de ne jamais avoir de devoirs le soir et le week-end, ce qui nous permet de garder assez de temps pour lire, jour, discuter, cuisiner...

Je n'ose même pas imaginer ce que seraient nos soirées s'il y avait en plus le stress des devoirs!

Pour les petites

C'était leur toute première année d'instruction à proprement parler. Jusqu'ici elles étaient en unschooling, c'est à dire que nous favorisions le bain culturel mais qu'elles étaient totalement libres de venir étudier ou non. Elles n'avaient pas d'obligations liées à un programme fixe, pas d'attendus "scolaires".

Mais en septembre, comme pour les aînés au même âge, j'ai imposé une routine à la grande de six ans. La plus petite a suivi. D'une part parce qu'elle a toujours vécu comme un intolérable affront d'être considéré comme plus petite que les autres, et d'autre part parce qu'elle était la dernière: il ne restait aucun autre enfant avec lequel jouer pendant que les autres étudiaient. Alors malgré ses 4 ans et tous mes principes sur le "pas avant 6 ans"... elle a suivi la dynamique du groupe. Je lui avais pris une année de grande section Sainte Anne, plus pour l'occuper qu'autre chose. Une fois l'année de grande section finie (en novembre) nous sommes passés au CP. 

Comme pour les deux aînés j'ai remplacé le livre de lecture des cours Sainte Anne car je trouve le "petits pas" vraiment rébarbatif. Attention: la méthode en elle même est excellente, c'est du syllabique pur, la progression est bien pensée... mais le manuel est tellement sec! Pas de personnages auxquels s'identifier, pas de beaux dessins pour rêver ni de petits contes à découvrir... 

Nous avons donc préféré travailler avec Mico mon petit ours. Il n'est plus édité, mais il est imprimable gratuitement sur l'excellent site des manuels anciens. C'est à ma connaissance la seule méthode syllabique qui s'apparente à un living book: dès la première page l'enfant plonge dans un vrai roman. Il s'attache aux personnages, suit leurs aventures, découvre les contes de fées racontés par la grand mère au coin du feu... C'est vivant!

Au rythme d'une double plage par jour, et sans négliger l'apprentissage de l'écriture en parallèle, la grande de 6 ans savait lire à Noël et la plus petite en février. Aujourd'hui la grande dévore les gros romans. La plus petite en revanche lit encore tout doucement (des Emilie, de petits mangas...). 

Grâce au français des cours Sainte Anne nous avons commencé l'analyse (verbe, nom commun/propre, féminin/masculin, singulier/pluriel, adjectif qualificatif, article défini/indéfini...) et la conjugaison (être et avoir au présent). 

Côté calcul pas de changements: nous avons continué avec la méthode Singapour, ancienne édition (beaucoup plus riche que la nouvelle édition conçue pour l'éducation nationale). Nous avons encore pas mal de travail à l'oral sur la confusion entre 70-80-90 (par exemple 71 est encore parfois prononcé "7 dizaines et un" ou "soixante dix et un". Ah, si seulement nous étions belges ou suisses!). Du côté de ce qui fonctionne elles savent résoudre de petits problèmes, maîtrisent les additions et soustractions jusqu'au millier, avec des retenues. Elles connaissent la notion de pair/impair, et savent trier des nombres avec les signes < et >. 
Elles ne font pas encore de géométrie (je commence en CM1). 

L'an prochain, pour le ce1, nous continuons avec les cours Sainte Anne. Avec cinq et six heures de sport par semaine, elles continueront la voile, la danse classique et la natation. 

Pour les deux grands

L'année a été sportive et studieuse! 
L'un comme l'autre sont très actifs dans plusieurs clubs (karaté, water polo, voile, natation). Ils sont à plus de dix heures de cours de sport par semaine, sans compter les sorties vélo/running/natation du week end. Il y a quelques années cela m'aurait paru énorme pour des enfants de huit et dix ans mais aujourd'hui je constate qu'ils en ont besoin, et que c'est même un minimum, surtout quand c'est bien réparti sur la semaine. 

Mon fils de 8 ans suivait un ce2 Sainte Anne. Je me bats encore quotidiennement sur l'écriture et sur la lenteur. C'est duuuuuur, c'est avec lui que je passe 90% de mon temps (heureusement que les autres sont autonomes!), mais petit à petit, il progresse. Le grand pari de l'an prochain sera de le faire travailler efficacement seul beaucoup plus souvent. 

Le grand de 10 ans a terminé le CM2 Sainte Anne. Il est presque trop autonome, étant donné que je suis très prise par le petit frère. Il a aujourd'hui de bonnes bases: tout ce travail en valait la peine! Nous aurions pu continuer avec les cours Sainte Anne, qui proposent une sixième et bientôt une cinquième, mais nous avons décidé de passer chez Hattemer. Nous avons juste envie, après six ans de Ste Anne, de changer de système pour le collège. D'autant plus qu'Hattemer propose une option anglais bilingue, avec le passage du KET à la fin de l'année (examen  de Cambridge), ainsi que du Chinois dès la sixième. 


Ce que nous gardons l'an prochain: les narrations!!! Elles permettent de se mettre dans une ambiance de travail: c'est c'est un rituel que nous apprécions tous énormément.  Nous continuons le rythme sportif qui nous plaît bien à tous, ainsi que toutes nos sorties nature, qui sont un véritable bol d'oxygène!

Ce que nous devons améliorer: je dois absolument trouver une routine viable et alléger ce qui peut encore l'être. Pour la première année, aucune routine n'a tenu plus de quelques jours et je me suis retrouvée à chaque fois à me débattre entre les modules des uns et des autres. La masse de travail est énorme: ayant un enfant qui n'a aucune autonomie et qui me demande une attention constante je n'ai pas du tout réussi à faire tourner la machine efficacement. Les dictées Sainte Anne par exemple sont horriblement longues, surtout en ce2 et cm2, et elles mobilisent toute mon attention sur un enfant. Le temps que les quatre dictées soient faites... il est déjà onze heures! Ca ne me laisse pas assez de temps pour écouter les narrations d'histoire, expliquer un nouveau concept de maths, aider en analyse, écouter la lecture des petites...
Bref: on l'a fait mais ce fut tellement la course que nous n'avons pas réussi à "sortir" des cours. A part pour le cp, qui est un niveau que je connais maintenant sur le bout des doigts... nous sommes restés trop collés aux modules. Comme j'aurais aimé avoir plus de temps pour approfondir, pour expérimenter, comme nous le faisions les années précédentes!
Je cherche donc activement une routine qui tienne sur le long terme avec quatre enfants de 5 à 10 ans, et je fais appel à vos bons conseils!  L'idéal, je le sais bien, serait de passer sur un cours conçu pour plusieurs niveaux (donc avec un programme de leçons en commun, comme Ambleside). Mais pour l'instant je tiens à rester dans un système de cours par correspondance, avec des avis de passage qui nous permettraient de rescolariser les enfants sans trop de difficultés. Ce n'est pas la solution la plus confortable, c'est même très onéreux, mais les cours restent assez adaptable et cela m'évite des inspections pénibles. En cas de pépin (maladie, décès dans la famille, voyage imprévu...) les cours par correspondance me permettent aussi de passer en mode "pilote automatique". 

Ce que nous découvrirons: un tout nouveau cours avec Hattemer! 

Et chez vous, que gardez-vous? Que changez-vous? 

vendredi 14 avril 2017

Et sinon, pour l'EPS, tu fais comment?

Le homeschooling intrigue, et je pense que nous avons tous plus ou moins les mêmes questions qui reviennent sans cesse: C'est légal ça? Mais tu n'en as jamais marre d'être avec tes enfants? Tu vas faire ça jusqu'à quand? Et la socialisatiooooon? 

La plus drôle m'a été posée récemment par... une instit (forcément!): "mais pour l'EPS, tu fais comment? J'imagine que tu n'as pas le matériel!". 

Alors si la question est "font-ils bien des parcours entre des plots en plastique et jouent-ils bien à la balle au prisonnier avec un maillot en résille fluo délicatement parfumé aux odeurs corporelles de tout un collège?"...
Hum... non. J'en ai des souvenirs cauchemardesques et je suis convaincue que l'EPS fait plus de mal que de bien: les enfants n'apprennent à l'école aucune vraie discipline sportive. L'idée est juste de les faire se bouger non pas par amour du sport mais juste pour les faire se bouger. Au final, après 15 ans de scolarité ils ont (vaguement) fait un peu de tout mais sans creuser quoi que ce soit. La quasi totalité d'entre eux ne remettra plus jamais une paire de baskets après le bac. Seuls les petits privilégiés qui ont été inscrits dans un club en dehors de l'école ont la chance d'acquérir une réelle maîtrise dans un vrai sport. 

En revanche si la question est "font-ils du sport?"... Oui, bien sûr! Ils ne font pas du sport parce que c'est "au programme" ou "pour se bouger" mais parce que c'est un besoin physique essentiel, pour les tous, quel que soit l'âge.


Le sport en club

Tous les enfants sont inscrits dans deux à trois clubs de sport, selon leurs préférences. Ils font de la voile, de la danse classique, du karaté, de la natation,... 

Je n'ai pas cherché à ce qu'ils fassent tous au moins un sport collectif, et cela m'a été reproché lors de l'inspection (à tort étant donné qu'ils font de la voile. Mais faire partie d'un équipage n'est pas considéré par l'EN comme faire partie d'une "équipe"...parce qu'il n'y a pas de... ballon!). La société valorise aujourd'hui énormément les hyper sociaux, et donc les sports collectifs. Avec la culture de la communication et du commerce il faut être expansif, extraverti... La silicon valley est pourtant saturée d'introvertis qui s'en sortent très bien dans la vie.

Bref: j'estime que chacun est libre d'aller vers la discipline qui l'attire, qu'elle soit individuelle ou collective, du moment qu'elle lui plaît. Et puis à partir du moment où le sport est pratiqué en club l'enfant va forcément nouer des contacts; pas besoin de faire partie d'une équipe de hockey pour ça!

Le running

J'étais convaincue que la course à pied était mauvaise pour les enfants et qu'elle traumatisait les articulations... Et puis j'ai lu Born to Run. Si on m'avait dit qu'un jour un livre sur le running me passionnerai à ce point je ne l'aurais jamais cru! (NB: A ajouter d'urgence à la liste de living books, catégorie sport!). Saviez-vous par exemple qu'il existe un marathon nommé "man vs horse". Oui: une course opposant des cavaliers et des hommes à pied... et les hommes gagnent, parfois, surtout quand le terrain est accidenté et qu'il fait très chaud. Plus la durée s'allonge, plus l'homme a de chances de gagner. 

Bref: l'homme n'est pas cette petite chose fragile vendue par le mythe de Prométhée. Si notre peau est nue c'est pour mieux évacuer la transpiration, et si nous évoluons sur deux pieds c'est pour pouvoir courir très longtemps. C'est bien simple: nous ne sommes ni les plus forts ni les plus rapides, mais nous sommes de loin les meilleurs coureurs de fond du règne animal. Aucune espèce n'est capable de courir aussi longtemps qu'un être humain (...entraîné, non parce que après plusieurs années de chips-canapé c'est même pas la peine d'essayer je pense). D'ailleurs la course à pied est le seul sport dans lequel l'âge n'est pas vraiment un handicap: en running vous pouvez toujours progresser, même à un âge très avancé.

On m'avait aussi vendu dans les manuels d'histoire le modèle de la femme des cavernes, sagement assise auprès du foyer pendant que l'homme, ce gros dur sans peur et sans reproche, partait chasser le gibier sauvage au péril de sa vie. Or le type de fractures que l'on retrouve sur les squelettes des femmes préhistoriques tend plutôt vers un modèle beaucoup plus égalitaire: les femmes chassaient autant que les hommes, elles couraient elles aussi derrière le gibier jusqu'à ce qu'il tombe d'épuisement! Hommes, femmes et enfants couraient de très longues distances chaque jour. 


Et puis j'ai observé les enfants dans la rue: ils courent sans cesse! A partir du moment où ils apprennent à marcher les enfants courent toute-la-journée. Ils n'arrêtent que parce qu'on leur dit de le faire. Une chose aussi naturelle ne peut pas être foncièrement mauvaise pour la croissance.

Mes grands de 8 et 10 ans ont donc commencé à m'accompagner durant mes sorties courtes, très progressivement: deux, trois, quatre puis cinq km, à leur rythme. Les petites suivent en vélo mais la grande de six ans ne devrait pas tarder à s'y mettre elle aussi: il faut bien s'entraîner pour la prochaine spartan race

C'est un sport gratuit, hyper flexible (contrairement aux clubs sportifs qui concentrent leurs cours le mercredi et le samedi), facile à concilier avec le homeschooling, et qui défoule vraiment!

Les jours d'orage

Entre deux vidéos de chatons skateboarders on trouve des choses incroyables sur youtube! Comme... des cours de fitness pour enfant. Ca ne remplace pas le sport en plein air mais c'est juste parfait pour les jours de gros temps. Et accessoirement... c'est en anglais, donc excellent pour mémoriser un petit peu de vocabulaire basique. 
Nos liens testés et approuvés par les petits homeschoolers:
Kids 20 minute Workout

Et vous, "pour l'EPS, vous faites comment?" !